Visite au salon des Numériques : La Factory : Nokia Lumia 920 / 820, 4K…

Les Numériques : La Factory

Le site high-tech Les Numériques organisait son premier salon le jeudi 11 Octobre 2012, ouvert gratuitement à tous. Ce dernier étant situé à Paris (au 104, dans le 19ème arrondissement) et étant moi même lecteur et participant un peu au forum des Nums, je m’y suis rendu après une journée de travail. Voici mon petit compte rendu. Je m’excuse par avance des photos pas exceptionnelles, j’avais pris mon antique compact pour l’occasion…

Muni de mon invitation imprimée, les gentilles hôtesses d’accueil me remettent un sac SnapDragon, contenant quelques publicités et le plan du salon (liste des entreprises participantes). Ce sera malheureusement mes seuls goodies de la soirée : sans doutes en cause mon heure d’arrivée tardive et le fait que j’ai survolé pas mal de stands. Il y avait 4 univers (5 en comptant le labo) : Audio-Video-Photo / Mobilité / Informatique / Autre, organisés autour du point central regroupant l’urne récoltant les bulletins pour le jeu concours (bien dur au passage… ils aiment donner du fil à retordre à leurs lecteurs…)

La Factory : Entrée

Ma principale raison de ma venue était de pouvoir toucher la nouvelle gamme de smartphone de Nokia : les Lumia, propulsés par le nouveau système d’exploitation de Microsoft : Windows Phone 8. Ceux qui ont un peu suivi connaissent mon attachement à l’écosystème mobile de Microsoft, qui va évoluer dans cette nouvelle version (dont encore quasiment rien n’a été dévoilé). Les spécifications ainsi que les petites innovations présentes dans le modèle 920 (écran utilisable avec les gants, à priori de qualité de haut standing, appareil photo avec stabilisateur, NFC, recharge par induction, 4G LTE utilisable à peu près partout sur la planète…) me pousseront sans doutes à changer mon petit Lumia 800 plus tôt que prévu.

Ma principale crainte : le poids (185gr) a été tout de suite dissipée. En terme de ressenti, j’ai trouvé le 920 plus léger que mon 800 (qui n’est pas léger non plus, mais l’utilisant au quotidien, cela me va), j’ai même été obligé d’enlever ma housse de protection pour me convaincre! Il reprend le design du 800, en plus grand, avec quelques petites différences : les boutons ne sont plus en plastique argenté mais en céramique qui change vraiment l’aspect par rapport au 800 (qui fait cheap du coup :( ), le connecteur USB n’a plus un capuchon pour le protéger et se retrouve en bas de l’appareil, centré, tout comme la prise jack qui se trouve au dessus. L’écran avait l’air vraiment plus joli (malgré les traces de doigts partout…), le téléphone était un peu chaud à force de tourner toute la journée. Au niveau des coloris, j’ai eu un 920 jaune (glossy donc), c’est plus joli en vrai qu’en photo mais c’est quand même trop « jaune » pour moi, je pense me tourner quand même vers un noir ou un gris mat. Pour ma part, encore un peu plus conquis (mais n’est-ce pas de l’autopersuasion? J’ai hâte de voir les premiers tests…)

Ensuite, vient le 820, présenté avec plein de coques sur le stand. Il s’agit un peu de la surprise : le design rend vraiment mieux en vrai (la différence est bien plus grande qu’avec le glossy du 920), j’en venais à le trouver assez joli, avec en plus le système de coque interchangeable… De même que l’écran, bien qu’ayant une résolution semblable à mon 800, j’ai trouvé celui du 820 bien plus agréable! J’ai eu aussi une impression d’un poil plus fluide que le 920 mais c’est pas difficilement descriptible (le 920 étant très fluide aussi…). Bref, il est mieux que mes apriori, même si je le trouve un peu cher pour comparé aux HTC (qui étaient à côté mais que j’ai involontairement oubliés d’observer)

Au final, j’ai à peine eu le temps de toucher les appareils, les démonstrateurs imposaient un roulement pour les séances de palpage des objets :( Je n’ai pas même pas pu prendre des photos rapprochées, j’ai essayé de repasser 3 fois, et à chaque fois autant de monde. Même au moment où je quittais le salon, il s’agissait du stand où il y avait le plus de personnes : réel engouement ou simple curiosité?

La Factory : Stand Nokia

Le deuxième stand que je voulais visiter était celui de Sony où était présenté le nouveau modèle 4K (de 84″!) de la marque : le KDL-849005. Plutôt par curiosité (je préfère la vidéoprojection pour les utilisations « typiques » de la 4K, les sources et pour le modique prix de 25000€…). Déjà, la configuration n’était pas vraiment standard, il y avait dans les 2m de recul, soit limite moins que la taille de la diagonale… L’immersion est là c’est sur, mais est-ce que cela sera la nouvelle utilisation des téléviseurs?

Sinon au niveau technique, c’est quand même assez impressionnant, je suis arrivé sur la bande annonce du nouveau spiderman. N’étant pas friand de 3D, je m’apprêtais à partir quand le démonstrateur à passer un clip de démonstration en 2D, et là, en effet, la claque! Le gain de définition est quand même visible par rapport à du full HD classique. Je me rapproche à 30cm de l’écran, et même là, difficile de déceler les pixels… Il faudrait vraiment tester à un distance plus raisonnable pour voir si le gain est vraiment qualitatif. Et aussi sur des modèles de vidéoprojecteur 😀

La Factory : Sony KDL-849005

Petite innovation dont je n’avais pas entendu parler : un système de commande pour téléviseur, qui tourne a priori sur Windows 7, après un calibrage (il faut suivre un point à l’écran). Cela est assez semblable au contrôle de la Xbox via Kinect, pour sélectionner une commande, il faut pointer sur un élément et rester dessus pendant un petit laps de temps. A la différence qu’au lieu de pointer via ses mouvements de la main, il suffit de regarder la commande. Cela semble assez au point, il n’y a pas de fausse manip, mais au même titre que la Kinect, c’est n’est pas vraiment pratique (sauf si on passe toujours 20 minutes à retrouver sa télécommande :p), il doit pouvoir sans doutes y avoir quelques utilités à inventer!

La Factory : Téléviseur Haier pilotable avec les yeux!

Enfin l’endroit où j’ai du passer le plus temps, il s’agit de la partie du labo, il y a plusieurs espaces où l’on pouvait discuter avec les membres des Numériques (de tout et de rien, mais généralement en rapport avec le domaine de compétence de l’intervenant) et leurs outils/matériels (il manquait la célèbre barbie utilisée pour les tests photos…). J’ai pu discuter avec quelques membres de l’équipe et plus particulièrement avec Patrick Pierre Garcia (alias PPG) et quelques lecteurs/forumeurs rencontrés sur le tas, que j’avais déjà rencontré à l’occasion de la visite des studios de CMC.

La Factory : Labo

La Factory : Labo PPG

Pour résumer, une petite soirée agréable, même si la surface d’exposition était relativement petite et les allées aussi, ce qui rendait la circulation difficile avec les stands peuplés (Nokia :( ). L’équipe du site abordable et les visiteurs passionnés de manière générale rend le salon un peu plus convivial que les autres manifestations similaires, même si les stands des marques étaient bien à but commercial. En espérant d’autres éditions avec des horaires un peu plus accessibles.

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Visite des studios CMC : Post-production, Piranha 3D

Post-production

A l’occasion d’une visite des studios CMC, organisée par LesNumeriques, j’ai pu parcourir au cours de deux heures et demi le petit univers de la post-production et mettre en pratique, ou tout du moins visualiser, les différentes notions que je connaissais. Nous (4 forumeurs des Nums et moi-même) avons donc visité les locaux de CMC, cachés au milieu du paysage urbain de Malakoff (dans la petite couronne de Paris).

Cours des studios

Les locaux sont propres et spacieux, j’aimerai bien avoir des stations de travail identiques :) . Niveau sécurité, c’est assez bunkerisé : caméra, badge, suivi détaillé des bandes… Depuis qu’une fâcheuse tendance à retrouver des rips de bonne qualité avant leur sortie est apparue, les producteurs souhaitent que leurs bijoux ne traînent pas n’importe où avec n’importe qui.

Accueil

Il y a post-production et post-production. Il ne s’agit pas de l’ensemble de la post-production, on s’est intéressé ici surtout à l’adaptation d’une œuvre étrangère sur le territoire français (pour une édition locale donc). Exit donc les phases de montages, d’étalonnage, d’effets spéciaux… De même,  Lors de notre ballade, on s’est intéressé aux différentes étapes de post-production, de la réception des masters à la diffusion : gravure de nos chères galettes (bleue ou pas), télévision, VOD… Je vais essayer de vous présenter les quelques étapes et ce que j’en ai retenu/compris.

Couloir

Sous-titrage/doublage

Nous n’avons vu que la partie synchronisation entre le master et le texte des sous-titrages. La personne en charge a donc a sa disposition le master vidéo/audio, avec une ligne de temps chronométrée, grâce à cette dernière, on dispose des informations temporelles pour la synchronisation. Ensuite, il s’agit « simplement » de faire correspondre le texte fourni par le traducteur au dialogue audio du master utilisé, en phrase ni trop longue, ni trop courte, qui apparaissent dans une durée convenable pour la lecture, à un endroit qui est adapté par rapport à la composition de l’image… A la sortie de cette étape, un fichier contenant le texte traduit découpé en séquences. Pour chacune d’entre elles, sont associés : l’apparition et la disparition de la séquence (par rapport à la ligne de temps dont l’origine est le début du film), la position du texte sur l’image.

Sous-titrage

Incrustation

Il y a des travaux d’incrustation afin de changer une partie de l’image (pour une traduction d’un élément, incrustation de sous-titres (berk) ou autre…), c’est une peu de la retouche photo adaptée à la vidéo.

Incrustration

Mixage/synchronisation

La grosse partie de traitement du son. L’ingénieur du son s’occupe de mixer les différentes pistes pour chaque canal, de synchroniser la piste audio.

Mixage

Encodage

Le master (vidéo ou audio) a généralement une qualité maximale, mais prend donc aussi une place maximale. Il faut donc l’encoder et le compresser de manière à ce qu’il rentre dans l’espace alloué pour le film, si possible avec le meilleur rapport qualité/place. Contrairement à ce que je pensais, l’homme ici a assez peu de liberté et l’algorithme de compression se charge de l’essentiel de la tâche. On fournit un film ou séquence et on indique la taille que le fichier final devra faire. Le fichier est ensuite lu et analysé (afin de détecter les moments forts et faibles, en terme de débit : une scène d’action caméra à l’épaule aura besoin de beaucoup plus de débit qu’un plan fixe) en une passe. Ensuite, une deuxième passe vient finaliser le traitement. L’algorithme compresse le fichier en connaissant l’ensemble du passage donné et donc sachant les endroits où une compression sera plus importante comparés à d’autres.

Nodal

C’est pas vraiment une étape de « réalisation » mais c’est le centre névralgique du studio. Ce nœud est une salle climatisée où est située une multitude d’appareils rangés dans des colonnes (similaires aux baies serveurs dans les salles machines).

Nodal routeur

Les lecteurs et enregistreurs forment la majeure partie des équipements. C’est ici qu’on réplique les masters réceptionnés pour en faire des copies de travail et que l’on enregistre le résultat pour la diffusion. Chose qui m’a interpellée : l’essentiel des transferts se fait encore par bande (une cassette qu’on envoie par la poste pour vulgariser), le support optique et le transfert par fichier ne sont pas majoritaires contrairement à ce que je pensais, mais commencent à se démocratiser.

Nodal Lecteur / enregistreur

Authoring

C’est la phase de conception des produits multimédias, on récupère tous les fichiers à mettre sur le médium (vidéos, pistes son, sous-titres, bonus, images, menu…) et on programme ensuite le tout. Globalement, il s’agit de séquencer quelles ressources utilisées en fonction des actions de l’utilisateur et de l’environnement de lecture : lancer le film avec la langue et les sous-titres enregistrés lorsque l’on clique sur « Play », changer la couleur d’un élément du menu lorsqu’il est sélectionné, utiliser tel fichier vidéo à un moment du film si on a choisi la version longue (seamless branching), afficher le PIP si il est sélectionné…).

Authoring

Authoring

Piranha 3D

La sortie de Piranha 3D, d’Alexandre Aja, en blu-ray était l’excuse de la visite dans les studios. Celui-ci sera disponible le 22 Février en 2 versions : la version 3D anaglyphe (avec lunette rouge et verte, non testée et ce n’est pas plus mal pour nos yeux) et la version 3D active, nécessitant tout une chaîne 3D pour pouvoir le visionner. Une version 2D est disponible dans les 2 cas.

A défaut d’avoir pu rencontrer quelques-unes des nombreuses actrices à attrait du film, nous avons donc eu le droit aux 10 premières minutes du film sur un écran Panasonic de grand diagonale, épaulé par un système compact Klipsch. La séance était suivie d’un petit rappel sur la technologie 3D active ainsi que des séances de questions/réponses sur la réalisation des éléments en 3D et sur quelques problématiques que la 3D engendrait : relative ignorance du grand public sur le matériel nécessaire, difficulté de tournage, notamment avec des surfaces réflexives, lecture de sous-titres en 3D, gestion du jaillissement…

Film

N’ayant pas vu le film lors de sortie dans les salles obscures, je vais me baser sur la bande annonce et les 10 premières minutes. Niveau casting, il n’y a pas de superstar, j’ai juste reconnu une actrice de la série Gossip Girl… Pour l’ambiance, il y apparemment 2 d’ambiances : angoisse, assez sombre avec les méchants piranhas et l’autre beaucoup plus décontractée, sur fond de summer break, avec un nombre impressionnants de jolis corps en bikini. On ne joue pas à fond sur l’angoisse du spectateur et je pense qu’il s’agit plus du genre de film à prendre au second degré, à regarder entre potes lors d’une soirée nanars. Je me le procurerai à coup sur, mais dans un second temps.

3D ou pas 3D?

Je n’ai jamais accroché à cet aspect 3D, j’ai refusé de m’équiper, même si le surcout au final n’était pas si important, certes je serai sans doutes obligé d’y passer lors du prochain renouvellement. Après cette nouvelle séance… je persiste dans cette voie. Certes, côté réalisation, c’est dans le haut du pavé, c’est bien défini, les couleurs sont potables (rien à voir avec l’anaglyphe)… mais les défauts que j’avais vus lors de mes précédentes séances sont toujours là : sensation de perte de définition en second plan, effet d’accumulation de strates (comme si ce n’était pas de la vraie 3D mais qu’il y avait plusieurs plans superposés), perte importante de luminosité avec les lunettes (alors que les scènes en plein air devrait avoir un gros contraste), certains éléments qui ne sont pas maitrisés et qui « clignotent »… Bref, si vous aimez ce nouveau style pas de soucis, vous pouvez y aller, pour ma part, je préfère de la bonne vieille 2D avec une définition à couper le souffle.

Pour conclure, ce fut une sortie bien agréable, discuter avec les équipes de production, constater les conditions de travail, des forumeurs qui partagent les mêmes centres d’intérêts… Si c’était à refaire, je n’hésiterai pas.

LesNumeriques ont publié une partie de mes commentaires et ceux des autres forumeurs (c’était un peu pour ça qu’on était là…). L’article est visible (il y a 2 parties) à cette adresse : http://www.lesnumeriques.com/film-blu-ray/cinq-lecteurs-numeriques-jouent-journalistes-studio-pre-mastering-hd-piranha-3d-2-2-a1174.html

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